La vengeance de Voldemort

 

Chapitre 22 : Le Rêve

 

Le couloir était plongé dans l’obscurité, faiblement éclairé par la pâle lueur de la lune qui s’infiltrait par les rares ouvertures. Un silence pesant régnait dans le bâtiment. Le bruit de pas précipités sur le sol dallé, brisa soudain le calme ambiant. Plus pâle que jamais, le professeur Rogue avait enfin réussit à échapper à l’emprise de l’impérium auquel il était soumis depuis plusieurs mois et il voulait profité de cette ultime occasion pour avertir le professeur Dumbledore. Il ouvrit la porte de la volière, sans apercevoir une ombre fugitive, à l’angle du couloir.

 

            Pris par une inquiétude croissante de se faire repérer par son ancien maître, il écrivit d’une façon quasi-illisible, ces quelques mots.

 

                        Professeur,

            Je profite d’un bref moment de répit pour vous prévenir des intentions de Voldemort. Il est plus puissant que vous ne le pensiez et il est plus déterminé que jamais à en finir avec Potter et Poudlard. Mais je ne sais pas quel est son plan.

            Faites attention à vous,

                        Severus.”

 

            La chouette porteuse du message venait de disparaître dans le ciel nocturne quand la porte s’ouvrit à la volée.

 

            “Endoloris !” lança une voix glaciale.

 

            Rogue fut projeté, par la force du sortilège, contre un mur et resta un instant, immobile, face à son ancien maître.

 

            Lord Voldemort, le visage blanchâtre, dont les yeux rouges braises brillaient d’une lueur mauvaise, les deux fentes qui lui servaient de nez, dilatées la fureur, se tenait immobile, dans l’encadrement de la porte, la baguette en avant. Il pris la parole d'une voie aiguë et glacée et prononça les mots tant redoutés du professeur Rogue :

 

            "Je vais te tuer pour se que tu as fait, Severus. Tu m'as trahi une première fois il y a plusieurs années, et une autre alors que je t'avais donner une seconde chance, et ce pour cet amoureux des Moldus, ce sorcier protecteur des Sangs-de-Bourbe, cet Albus Dumbledore Pour cela en particulier, tu mourras lentement. "

 

            A ces mots, Severus répondit avec un courage et un détachement qu'il était loin de soupçonner :

 

            "Vous ne devriez pas parler comme ça du plus grand sorcier de tous les temps. J’ai choisit le meilleur camp, celui qui s’oppose à vous !"

 

            Il espérait ainsi prendre sa revanche et pousser Voldemort à perdre son sang-froid. Mais celui-ci avait du sang de serpent dans les veines et répondit calmement, plus menaçant que jamais :

 

            "- J'ai changé d'avis, Severus : tu vivras et tu seras mon instrument pour tuer Dumbledore et son protégé. Mais, pour l’instant, tu es trop rebelle pour m’être utile. Queudver, va chercher des Détraqueurs ! ordonna-t-il à une petite silhouette qui se tenait dans l’ombre de son maître.

 

             - Oui, maître ! répondit celui-ci, avant de filer rapidement.

 

             - Je savais que tu lutterai contre l’Imperium, Severus ! remarqua, alors, calmement Voldemort. C’est pourquoi, j’ai eu l’idée de te faire surveiller par Queudver et il devait venir me prévenir si tu tentais de faire quoi que ce soit, contre moi ! Mais je suis arrivée trop tard pour t’empêcher d’envoyer ta lettre. Mais, ce n’est rien ! De toute façon, Dumbledore ne pourra pas en prendre connaissance !

 

             - Qu’est-ce que vous comptez faire ? s’inquiéta le professeur.

 

             - Tu es bien naïf ! Tu ne t’imagines quand même pas que je vais te confier mon plan, alors que tu pourrai à nouveau échapper à mon contrôle, et aller tout lui raconter ?” répondit le Seigneur des Ténèbres, en souriant d’un air mauvais.

 

            A ce moment-là, Rogue regretta sérieusement de ne pas avoir sa baguette sous la main.

 

            “- De toute façon, Severus, même si tu avais ta baguette, tu ne pourrai rien contre moi ! remarqua tranquillement Voldemort. Et cesse de t’agiter, tu devrais déjà être content que je te laisse la vie sauve, après ce que tu as fait !

 

             - J’aurai préféré que vous me tuiez, que de vous servir ! rétorqua, hargneusement le professeur, tout en se relevant. Et puis, je sais pourquoi vous ne mettez pas votre plan à exécution ! Vous avez peur ?

 

             - Ah oui ? Et de quoi, alors ?

 

             - Du professeur Dumbledore. Toutes ses années, il vous a imposé le respect, et cela sans avoir à utiliser les Sortilèges Impardonnables, contrairement à vous. Et aussi de Potter ! C’est pour ça que vous lui en voulez à ce point. Depuis le soir où vous avez perdus vos pouvoirs, vous cherchez par tous les moyens à vous en débarrasser, parce qu’il vous a fait voir la réalité en face !

 

             - Et c’est quoi, alors ?

 

             - Que vous n’êtes pas invincible ! C’est pour ça que vous mettez un point d’honneur à éliminer ce garçon...!

 

             - Toi, tu va regretter ton insolence ! rétorqua méchamment Voldemort.

 

             - C’est bien ce que je disais ! ricana Rogue. Il vous fais peur !

 

             - On va voir qui fait peur à qui ! répliqua le Seigneur des Ténèbres.

 

             - Tuez-moi ! Allez-y ! le provoqua le professeur.

 

             - Non ! Ca serait te faire plaisir ! Non, je t’ai préparé quelque chose d’autre ! Quelque chose qui te fera regretter de m’avoir trahi et qui te brisera, que tu le veuille, ou non ! Tiens, d’ailleurs, voilà les Détraqueurs ! Je reviendrai te voir plus tard ! Amuse-toi, bien !”

 

            Sur ce, il sortit de la pièce, claquant violemment la porte, tandis que Rogue glissait contre le mur.

 

            “Je n’ai même pas réussit à le pousser à me tuer ! marmonna-t-il, désespéré. Tout ce que j’ai obtenu, c’est encore plus d’ennui ! Mais, quoi qu’il advienne, je resterai fidèle à Dumbledore ! Même si...!”

 

            Il n’eut pas le temps d’aller plus loin dans ses réflexions. A ce moment-là, la porte s’ouvrit à nouveau, laissant place à deux hautes silhouettes cagoulés, les Détraqueurs.

 

 

 

            Harry fut réveillé, par la vive douleur qui lui traversait le front. Il mit ses lunettes et s’assit sur son lit. Ce rêve, comme tous ceux qu’il avait déjà fait, était réel et venait juste de ce passer. Autrement dit, à l’heure qu’il était, Rogue était en mauvaise posture. Harry frémit à la pensée de ce qui attendait son professeur, oubliant même la haine qu’il éprouvait habituellement envers lui. Il passa ainsi un long moment, perdu dans ses pensées. Finalement, il se rendormit, oubliant son rêve.

 

 

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